samedi 14 février 2026

Divain 1084 : amour, beauté, et gloire ?

Sur le site, il est vendu comme le parfum des amoureux et vu les notes, rhum, pommes caramélisées, chocolat noir, cerise et j'en passe, à 12€ le 100ml, je tente le coup car je subodore que ça va me plaire. je crains quand même une sorte de A Men, et je n'ai pas envie de ça ! Il arrive deux jours après comme d'habitude, et là, je dois dire que je suis littéralement bluffé par la proposition. Et comment font-ils sincèrement ? Ce parfum n'a pour moi bien sûr c'est subjectif, aucun défaut ! 

Dans un des derniers podcast Alors on Sent, je faisais découvrir The Cut et Néo Rio à Christelle car ce sont des parfums que j'ai aimés, mais qui sont relativement chers. Pour ce Divain 1084, je n'ai pas trouvé de quoi il s'inspire mais je dirais que c'est tant mieux parce qu'il se suffit à lui même, et à vrai dire, comme l'impression générale se situe entre ces deux parfums plutôt chers, il me plait forcement et en donne largement pour son prix. 

Les notes sont à mi chemin entre le haut de gamme et le grand public mais il nous épargne les trames que l'on retrouve partout dans les lancements récents, pour afficher une personnalité marquée et de qualité.  Il a ce truc de ce qui fonctionne actuellement autour des tabacs ambrés/chicha, avec ces notes de pommes et de cerises vanillées, mais jamais trop grasses ou trop sucrées. La rhubarbe se devine, les bois sont tenus, j'y sens du cèdre et du santal qui adoucissent le tout, et les notes moussues permettent au parfum de bien tenir, ce qui est parfois compliqué avec les Divain. Franchement, comme dirait la pub : "pas assez cher mon fils". Je dirais qu'il est plutôt masculin, mais comme pour The Cut, il est doux et caressant, et c'est vraiment du beau travail. C'est aussi un autre coup de coeur après le Sultan's Magic de mon précédent article.  

Le parfum de l'amour, le jour des amoureux, tout en beauté ? Il ne lui reste plus qu'à connaitre une gloire qui serait bien méritée, et je l'encourage vivement. 

Illustrations : Divain. 

lundi 9 février 2026

Sultan's Magic - Loris Niche : le doudou du Sultan ?

 


Qu'est ce que ça fait du bien quand ton instinct te conduit vers un parfum que tu sens très vite lors d'un voyage à Istanbul et dont le nom reste en souvenir. Jusqu'à ce samedi matin, où tu le retrouve, en plein milieu du centre commercial Rosny 2 puisque la marque, turque, semble se développer en France et en Europe. A Istambul, je m'étais laissé littéralement happé par Epic Oud, un cuir framboisé et safrané dans  le style de Tuscan Leather certes, mais qui enfin pour une fois n'est pas une copie car il a une personnalité plus chaude, plus riche, moins rentre dedans que le Tom Ford. 

J'avais également testé une belle vanille, très réaliste et une rose fine, qui se trouvent aussi sur le stand à Rosny, et qui sont, comme dans mon souvenir, vraiment intéressantes et bien faites. 

Honnêtement un peu perdu parmi toutes les références qu'il y a : "Gûn Yaydin, je suis content de voir que la marque est ici, je peux en sentir plusieurs ? ". La vanille, toujours très bien, la rose, toujours aussi fine, la vanille-coco, enveloppante et riche, puis je revois le fameux Sultan"s Magic qui m'avait visiblement fait quelque chose. 

Je me laisse tente par un petit 15ml à l'aveugle (je ne le sens même pas sur le coup car "je sais que"). "Gorusuruz" et surement à bientôt. 

Arrivé dans la voiture, je le pose sur le poignet, et les premières notes me surprennent un peu par les bois ambrés mais quelque chose m'attire de manière addictive : le parfum dévoile alors des notes fleuries, et boisés douces à la fois et cela me fait penser à de la guimauve. Sur la longueur, quelque chose de lavandé-réglissé-coumariné titille mes narines en va et vient, et les notes lactées du santal apportent un confort fondu. Les muscs blancs ajoutent un effet cocon très doudou. Bien sûr, les bois ambrés font monter la tension, mais le cyprès camphré contient le survoltage. Ils sont bien présents mais jamais envahissants.

Bref, c'est beau, c'est un parfum que je trouve très représentatif et évocateur d'Istanbul et de Topkapi en particulier. Un vrai coup de coeur qui ne vous ruinera pas en plus : 24€ le 15ml et 60€ le 75ml. 

Si ce n'est pas le doudou du Sultan, en ces temps mouvementés, ce sera le mien, car il y a bien longtemps que je n'avais pas été touché et ému par un parfum avec autant de sincérité.  

Liste des points de vente en France (enfin) : cliquer ici

Illustration ; Loris Niche. 


samedi 7 février 2026

Les prix, ca devient du délire !

Il faut sans doute se faire une raison, mais si la parfumerie veut que l'on se détache d'elle, elle se condamne à plus ou moins long terme. Quand je vois que le moindre petit 30ml s'affiche à plus de 80€ aujourd'hui, et qu'un 100ml touche les 200€ en grand public et 300€ en niche voir beaucoup plus sous prétexte d'exclusivité, je n'arrive plus à suivre et surtout, je comprends que je peux m'en passer. Car même avec -25% ou 30% en parfumerie, on est toujours autour de 65€ pour un 30ml.

De plus, certains distributeurs comme Marionnaud sont de plus en plus à fuir car ils affichent des prix volontairement plus forts que leurs concurrents voire que la marque en elle même pour afficher un prix "correct" après réduc. Moi, perso, je fuis ce genre de pratique. 

Exemple : 79€ avant réduc pour ces nouveaux 30ml de Dior chez Séphora, 87€ chez Marionnaud. 

Comme le marché se mondialise, elle a de beaux jours devant elle et le luxe peut bien se porter, mais ce n'est clairement plus pour moi. 

Et vous, qu'en pensez vous  ? 

Illustrations : Dior. 

jeudi 5 février 2026

L'Amant - L'Artisan Parfumeur 2026 : adultère insipide !

Vu l'engouement actuel pour la marque, vu le concept et la promesse, on peut s'attendre à ce que cet amant fasse des conquêtes et écrive son histoire.

C'est rouge, c'est sexy, c'est beau, c'est lisse, mais il se passe quoi ?
Il joue de notes épicées, minérales, très prononcées et dans le style du dernier Kenzo Homme et de Guidance Femme pour s'affirmer. Le piment est un prétexte, mais il en manque cruellement. Parfois doux avec ses notes ambrées et épicées autour d'un patchouli clair, finalement, il nous dit quoi cet amant ?

Certes, il est bien calibré, propre sur lui et bien apprêté, mais on a l'impression que son corps en mouvement est trop chaste et ennuyeux. Pire, une fois déshabillé, il dévoile le fond de son âme, sombre, brutal, finalement pas très beau car il me rappelle Black Phantom que je trouve "sale".

On attendait de ses nouvelles, et il vous laisse en plan !
Bref, cet amant promet un adultère si insipide qu'il ne mérite pas son tarif : pour 200€, je passe.

Illustration : l'Artisan Parfumeur.

mardi 30 décembre 2025

Bonne année 2026 !

Bonjour à tous, un dernier article en 2025 pour vous aiguiller vers nos podcasts : retrouvez mes coups de coeur et les parfums que je fais découvrir au regard passionné de Christelle. 

Rendez vous en 2026 pour de nouvelles aventures. 

Ci joint le lien pour les écouter : Alors on Sent

Bon Réveillon à tous. 

jeudi 4 décembre 2025

Oops, I did it again !

"Oops I did it again" résume à peu près ce que je perçois de la parfumerie d'aujourd'hui, surtout si on regarde régulièrement le site Fragrantica. 

Des lancements en nombre, à l'infini, dont on à l'impression de savoir à l'avance à quoi ça va ressembler et que l'on a du coup à peine envie de découvrir. 

Dans cette pléthore de lancements et de flacons plus ou moins laids que l'on découvre, émerge parfois un concept sympa dont les couleurs, la forme du flacon, la qualité perçue, le nom du parfumeur va vous parler, mais hélas, souvent, derrière, une déception s'en suit, une lassitude aussi : déjà vu, déjà senti, forme olfactive bizarre ou décevante, note mainte et mainte fois travaillée. 

Heureusement, parfois, une surprise surgit et vous redonne le sourire, mais c'est devenu rare ! 

La parfumerie se perd-elle dans un tourbillon sans fin, qui finit par lasser ? 

"Oops, I did it again, I played with your heart, got lost in the game !"

Et vous, qu'en pensez vous, êtes vous encore parfois enthousiastes ? 

Illustration : nouvelle collection Fendi. 

samedi 22 novembre 2025

Pourquoi un tel enthousiasme pour les parfums Eclat ?

Dans l'article précédent, je parlais de mon enthousiasme après avoir découvert les parfums Eclat, et j'apporte quelques précisions. 

D'une part, les prix pratiqués ont attisé ma curiosité et m'ont permis d'en découvrir et d'en porter quelques uns en toute tranquillité et à mon rythme. D'autre part, quand j'ai découvert le site et les parfums, je ne connaissais pas les correspondance entre ceux choisis à l'aveugle, pour l'accord revendiqué, et leur "inspirateur", ce qui a généré une certaine neutralité bienvenue et appréciée. Pourquoi ? Parce que sans savoir, je me suis laissé porter par le parfum seul, sans concept, sans marque, sans sexe. Je le découvre de manière naive et neutre, et c'est intéressant. Voici quelques exemples : 

342 Green Vanilla : ma première impression est celle d'une tubéreuse très signée, pointue et légèrement  vintage. J'aime le coté mordant du vert, et son évolution sur peau qui dévoile une vanille discrète. Pour moi, c'est plutôt féminin en effet, mais comme j'aime porter la tubéreuse, je passe au dessus et j'aime beaucoup. 

Selon la liste, ce serait une inspiration de Aura, mais c'est dommage de le savoir. 

237 Iris Butter & Suede : ma première impression est celle d'un parfum jasmin/giroflée dans la lignée d'un Jasmin Bonheur, chez Guerlain et d'un Oeillet Sauvage de l'Artisan, comme si c'était une balade sous les glycines. Je sens peu l'iris et la suédine, mais ils apparaissent petit à petit dans l'évolution sur peau. Idem, j'aime ce parfum "tel que", sans savoir s'il est orienté. 

Selon la liste, il serait inspiré de Violet Blonde, certes, et j'aimais aussi ce dernier, mais cet iris suédine n'a rien à lui envier, vraiment rien, il se suffit à lui même. 

145 Ginger & Pear : très agréable surprise ici car ce parfum me fait immédiatement pensé à ce que j'aurais aimé atteindre avec mon Santal Colada, dont j'étais moyennement satisfait. Ici, le parfum porte l'équilibre que je cherchais et s'avère tout à fait portable et fréquentable au quotidien. Adopté immédiatement, sans savoir de quoi il était inspiré. 

Il serait inspiré d'Idôle d'Armani (avant que le nom soit repris chez Lancôme), et je ne connais même pas ce parfum. 

798 Spicy Kulfi : j'aime beaucoup ce parfum lacté et épicé doux. J'y vois des similitudes avec Dolce Vita de Dior et le Feu d'Issey, mais en plus doux, plus discret. Discret mais visiblement présent, avec un petit coté "Lutens" qui me plait bien, il me vaut, chose rare, un compliment au bureau. 

Je ne retiens même pas qu'il s'inspire de Noir Extrême de Tom Ford, que je ne connais pas non plus. 

Sans N° Woody Violet : immédiatement séduit par cette violette verte très proche de la feuille de violette, avec une note un peu propre qui ne persiste pas trop. C'est beau, original, j'aime, et c'est tout ! 

Green Fig Leaf sans N°, Woody Vétiver 277, Pineapple&Birch 700, Leathery Balsam Fir 737 sont de vrais coup de coeur, immédiats, qui me font penser à des parfums mais, sans savoir lesquels, je les porte volontiers tels qu'ils sont. Pour l'anecdote, 700 me fait bien penser à Aventus, mais j'arrive à le porter alors que je déteste le Aventus actuel, et comme pour le 798, j'ai un compliment spontané au bureau. Ce creamy Quincy en photo n'est-il pas tentant rien que par son nom ? Pour moi, oui ! 

D'autres par contre, sont vraiment très proches de leur inspirateur (Code, Fahrenheit, Ombre Nomade) et je les reconnais immédiatement, mais la qualité est là, contrairement d'autres marques de "dupes" pas vraiment à la hauteur voire vraiment moches.  


Alors, si vous recherchez un parfum que vous adoriez et qui a disparu, la Liste ci-dessous sera peut-être utile et vous retrouverez peut-être ce bonheur oublié. Soit vous serez surpris agréablement, soit vous serez déçus par la correspondance, et c'est pour cela que je trouve bien mieux de les découvrir tels qu'ils sont. A vous d'en faire votre usage. 

La Liste qui aide, mais c'est dommage. (cliquer sur le lien).