lundi 26 juillet 2021

Major Me, Blossom Me, Dandy Me : les 3 nouvelles Pacollections !

La marque Paco Rabanne n'est pas à une surprise près. Les trois nouvelles visions de la Pacollection prouvent qu'il est possible de se faire plaisir avec de jolies petites choses pour un budget serré. 

Major Me est le plus surprenant des trois opus : ses notes de griotte à la mode sont combinées à une note sombre et moussue dans un style proche de Déclaration d'un soir, avec quelques épices dont la cannelle qui se remarque. Un parfum original mais qu'il faut impérativement essayer car le fond, appuyé par un oud sombre et étonnamment moderne est très différent de la tête: pour une fois qu'un parfum n'est pas trop linéaire !  

Ses deux nouveaux acolytes sont plus classiques, mais néanmoins bien composés : fleur d'oranger et bulle de musc dans le deux cas, aves une tête plus agrumes, un peu plus fruitée et plus florale pour Dandy Me, et une fleur d'oranger fidèle et bien faite pour Blossom Me, qui se positionne en alternative à celles bien plus onéreuses de l'Artisan, de Goutal ou de Sun Song


Illustration : Major Me - Pacollection de Paco Rabanne. 

vendredi 9 juillet 2021

Fizzy Mint - Palazzo Nobile 2020 : de l'herbe, du vert, du frais !

Si actuellement vous recherchez un peu de fraîcheur avec une folle envie de verdure, je ne saurais vous recommander d'aller faire un tour du coté de Palazzo Nobile pour y sentir Fizzy Mint. 

L'air de rien, ce parfum invite à la détente, au farniente lors d'un après midi ensoleillé. Ses notes de menthe, de romarin, l'agrumes frais, de bois blancs et de muscs propres forment une bulle de confort bien agréable. 

Bonne alternative à l'Eau d'Adrien ou à Herba Fresca, il aura l'avantage d'être moins répandu.

Préparez vous un petit cocktail  ou une citronnade, une chaise longue, de la crème solaire et avancer vers le bord de la piscine, c'est le temps des vacances. Après votre douche, un petit pchit de Fizzy Mint vous redonnera la pêche ! 

Bonnes vacances !


Illustrations : Palazzo Nobile, et herbe fraîche trouvée sur le net. 

mardi 22 juin 2021

Rose et Cuir - Frédéric Malle 2020 : le cuir dans la peau !


S'il y a bien une note qui fonctionne parfaitement avec le cuir, c'est l'abricot : subtil et doux, il effleure la peau par son léger aspect velouté. Et l'abricot, on le retrouve olfactivement dans l'osmanthus, mais aussi dans le jasmin sambac et dans certaines roses.

Pour Rose et Cuir, Jean Claude Ellena n'est pas parti d'une feuille blanche, car on y retrouve des inflexions de Rose Ikebana et d'Osmanthe Yunnan, mais ce qui est parfaitement réussi ici, c'est l'équilibre qu'il trouve sur les peaux qui veulent bien recevoir ces notes de rose fruitée mariées à une des molécules "cuir" des plus ancienne qu'est l'isobutyl quinoleine (ibq). Cette note est dure, âpre et rêche, très montante et puissante, mais elle a pour particularité d'accompagner toute la longueur d'un parfum. 

S'il peut dérouter par une certaine brutalité quand on le découvre, il faut absolument prendre le temps de tester Rose et Cuir sur peau car s'il termine en fondu délicat pour afficher de belles nuances entre la rose charnue et fruitée, l'abricot velouté et doux, et le cuir fumé et affirmé, vous allez rester sous le charme ! 

                                

Je n'ai pas tout de suite aimé Rose et Cuir mais au bout du compte, la dualité entre la fleur et l'ibq se porte à fleur de peau, comme un beau blouson de cuir noir très souple, dont Versace était spécialiste.  Polarisant et captivant, il gagne à ce qu'on lui laisse une chance pour être apprivoisée. Avec de Portrait of a Lady, Rose et Cuir est devenu un des parfums de la marque que je préfère. 

Illustrations : Versace, Frédéric Malle et blouson de cuir noir trouvé sur internet. 


jeudi 27 mai 2021

Hommage : entretien avec Marie Hélène Rogeon, directrice de la marque Les Parfums de Rosine.

Je viens d'apprendre la triste nouvelle : Marie Hélène Rogeon nous a quitté ! 
En hommage à cette femme passionnée et rayonnante qui adorait les roses sous toutes leurs formes, je réédite cette interview qu'elle avait bien voulu m'accorder il y a quelques années. 
RIP Marie Hélène, et que les roses de Rosine nous accompagnent dans nos bonheurs quotidiens. 


Un peu d’histoire : en 1991, Marie Hélène Rogeon décide de faire revivre la marque Les Parfums de Rosine. C'était la marque des parfums de Paul Poiret, elle était abandonnée depuis près de 50ans. Poiret fut un peu précurseur avec des parfums aussi novateurs que Le Fruit défendu, qui sentait la peau d’abricot, et fut le premier utilisateur du galbanum dans un parfum. Son histoire, Marie Hélène décide de la tisser autour de la majesté de la parfumerie, qui était aussi la fleur du principal parfum de la marque : la Rose.

En 2006, en ouvrant une boutique dans la galerie du Palais Royal à Paris, la marque retrouve un bel écrin, digne de sa réputation.

Méchant Loup : bonjour Marie Hélène, qu’est ce qui a motivé ce choix ?

Marie Hélène Rogeon : longtemps directrice de la création dans de grands groupes de luxe, j’étais blasée de sentir sans arrêt, sans vraiment avoir le sentiment de servir à quelque chose qui apporte à la parfumerie. Je suis donc partie de mon travail, ai pris du recul pour ensuite vouloir faire revivre les parfums de Rosine, en grande amoureuse de la rose.

ML : la rose est un parti pris, ceci ne constitue t il pas une difficulté, la rose à t elle un avenir ?

MHR : certes galvaudée et mainte fois copiées parce que fleur emblématique, on la retrouve en effet dans tout et n’importe quoi. La rose est pourtant riche de milles facettes, acidulée, verte, anisée, métallique ou réglissée. Elle se marie avec tant d’autres matières dans un parfum qu’elle n’a pas dit son dernier mot. La difficulté est de redéfinir une pédagogie autour de cette fleur en parfumerie pour lui redonner une bonne image. Elle a de belles années derrière elle mais je suis convaincue qu’un bel avenir se dessine aussi.

ML : d’où vous vient l’inspiration ?

MHR : je m’inspire principalement de mon jardin en Picardie, où j’ai une roseraie très riche des roses les plus rares que je sélectionne pour leur parfum. La richesse olfactive de ce jardin est telle que selon le temps, la température, l’humidité, les notes différent et se développent pour constituer comme une sorte de laboratoire ou flottent milles parfums. Les senteurs sont très variées, c’est fascinant.

ML :quelles sont les facettes de la rose que vous préférez ?

MHR : sans aucun doute les facettes vertes, qui font écho au galbanum, un vert un peu cru, que l’on retrouve notamment dans Twill Rose.

ML : vous créez vous-même les parfums ?

MHR : non, je décris mon idée, mon inspiration, mon envie du moment, puis je travaille à quatre mains avec François Robert de Quintessence, qui sait merveilleusement orchestrer les mélodies que j’ai en tête.

ML : quels sont les pays qui affectionnent vos parfums ?

MHR : la France bien sûr, par tradition, mais aussi, à ma grande surprise le Japon, dont la tradition n’encourage pas à se parfumer, mais où les habitudes changent. Nous avons tant de points communs avec le Japon pour ce qui est de la tradition de préserver les savoirs faire précieux. De plus, les jeunes trentenaires ont moins peur, elles osent. Elles commencent par des notes discrètes, mais cela change. Zeste de Rose s’y vend bien mais à ma grande surprise, Secret de Rose, plus sophistiqué, y a trouvé des amatrices.

Globalement, l’Asie est notre principal marché, entre Taiwan et le Japon, puis la Chine. L’Angleterre également, sans doute parce que la rose est affectionnée dans ce pays.

En Europe, nous sommes bien implantés en Italie et en Allemagne.

ML : et les Etats-Unis ?

MHR : nous ne sommes pas très présents aux US, c’est un peu compliqué car ils aiment les parfums propres et faciles, et ils ont de puissants groupes. Face à cela, notre positionnement est très exclusif, mais nous vendons assez bien Rose d’été.

ML : Et quels sont les parfums qui plaisent ?

MHR : certains se distinguent nettement, sur tous les continents. C’est le cas de la Rose de Rosine, de Rose d’été, de Rose Berry et de Zeste de Rose. En Europe, Rose d’Homme est notre première référence à Londres par exemple et j'en suis très fière, mais Rose Praline et Rose Kashmirie se distinguent aux cotés de ces chefs de file.

ML : deux directions semblent se dessiner aujourd’hui : une parfumerie autour de la rose traditionnelle, chaude, rondes, parois complexe, et une autre autour de la fraîcheur. Cette évolution vers la fraîcheur correspond-elle à une demande ?

MHR : nous ne faisons pas des parfums par rapport à un marché, une demande ou un besoin. Nous saisissons nos envies du moment et créons en fonction de cela. Cela permet de couvrir un large spectre olfactif, allant des roses fraîches à celles les plus orientales en passant par les marines et les fumées. Nous sommes passionnés et tentons de le rester au quotidien, nous nous donnons le temps pour chaque parfum que nous créons.

Pour citer l’exemple de nos derniers nés, l’inspiration de Rosissimo est né suite à la rencontre avec une rose qui sentait le pamplemousse au japon, Secret de Rose parce que j’ai senti un labdanum en Espagne. Les idées viennent comme cela.

ML : comment travaillez vous avec François Robert ?

MHR : nous essayons de partir d’un accord binaire, rose-pamplemousse, rose-labdanum, puis nous enrichissons, arrondissons, dynamisons etc. Je ne souhaite pas faire des parfums trop conceptuels ou intellectuels, mais je recherche une lisibilité, une identité forte, et surtout un accord harmonieux. Je n’aime pas non plus travailler à trop lisser un accord, les petits défauts ou aspérités créent une identité, comme le charme d’un vrai bois par exemple.

ML : vous prenez parfois des partis pris risqués, je pense notamment aux notes fumées qui plaisent difficilement. Avez-vous certains regrets ?

MHR : Il est vrai que certains parfums ne fonctionnent pas très bien, mais je n’ai pas de regret, car ils trouvent malgré tout des fidèles. J’ai juste un contre exemple avec Rose de feu, où j’ai eu le sentiment de ne pas être allée assez loin dans l’idée, mais c’est tout.

ML : Est il plus difficile de travailler une rose pour homme ?

MHR : oui, pour moi c’est plus difficile. Même si la rose est unisexe par définition, il faut bien reconnaître que certains de nos parfums sont très féminins. Une rose pour homme doit être masculine ou mixte, est c’est un équilibre pas forcement évident à trouver, c'est plus délicat et plus long .

ML : les reformulations, cela est il en handicap ?

MHR : cela impose des contraintes, mais ce n’est pas si bloquant. Nous échangeons beaucoup avec François mais globalement, nous avons peu de parfums à reformuler. Et quand ils le sont, le résultat est même souvent meilleur que l’original, car les matières évoluent et les techniques de formulation également.

ML : vous faites des parfums, mais aussi des bougies, est ce très différent ?

MHR : oui, car une bougie doit brûler et diffuser la senteur. Certaines matières de nos parfums ne passent pas du tout. Les formules sont donc très proches de celles de nos parfums, mais doivent être retravaillées à cause de ces particularités techniques.

ML : Et pour finir, puis-je vous demander ce que vous pensez de Jessy’s Rose, une création personnelle ?

MHR : elle est fraîche et vive au départ, avec un effet qui me fait penser au cédrat-verveine, c’est assez propre. Elle est assez sophistiquée dans son envolée et son évolution me fait penser à une rose marocaine.

Marie Hélène, un grand merci pour ce moment convivial.

Marie Hélène a bien voulu accepter de me remettre 3 petits pochons de 4 échantillons de parfums représentatifs de la marque, et 3 échantillons séparés à faire gagner. Pour cela, je procèderai à un tirage au sort sur les commentaires qui seront laissés suite à cette interview.

Illustrations : Marie Hélène à son bureau, Folie de Rose, Un Zeste de Rose, Rose d'Homme.

mardi 18 mai 2021

Patchouli Tentation- Bvlgari Splendida 2021 : viva il neo barocco !

Ce que j'aime beaucoup lorsque je découvre un parfum, c'est que celui-ci fasse de belles connexions dans mon cerveau et qu'il me renvoie à d'autres parfums, sans vraiment ressembler précisément un nom connu en particulier. Etrangement, ce sont souvent les parfums contenant beaucoup de patchouli qui provoquent cela, sans doute parce que cette matière sait se glisser partout, sous toutes ses formes de la plus légère à la plus dense et dans toutes les familles olfactives. 

Ici, Bvlgari propose un patchouli que je qualifierais de néo baroque, ce qui semble être le fil conducteur de la gamme Splendida. Imprégné de grands classiques comme Miss Dior dont il reprend non seulement la trame chyprée mais aussi une envolée fruitée très "banane chimique" en moins vert et beaucoup moins boisée, il s'aventure sur les notes de pêche, de prune et d'iris que l'on retrouve dans la sensualité d'un Femme. Moins épicé que ce dernier, avec notamment le cumin en moins, il ose flirter avec le chypre électrique teinté de muscs blancs ronds et doux d'un Rush. De fait, il se trouve loin des solinotes comme celui de Réminiscence, et joue une partition entre Visa, Angel, et Rumba, avec un coté tout aussi gourmand et chaud grâce entre autre à la vanille et à des notes ambrées, en moins percutant que ces derniers et avec plus en douceur lorsqu'il se pose sur peau. 

J'aime aussi son coté androgyne, comme la tubéreuse de l'an dernier, et ce départ un peu bubble gum, même si je sais qu'il déplaira à certains ne me dérange pas tant il est équilibré par le reste, et semble parfaitement en phase avec le propos néo-baroque et rococo du parfum ! 

Une bien jolie tentation que ce patchouli tutto italiano ! 

Illustrations :  photowall.fr et parfums Bvlgari. 





vendredi 14 mai 2021

A Drop of Issey - Issey Miyake 2021 : goutte de printemps.

Lilas, glycine, œillet, giroflée, chèvrefeuille, toutes ces jolies fleurs de printemps sont assez rares en parfumerie, alors quand une grande marque comme Issey Miyake se lance dans l'exercice, on se dit qu'il se passe quelque chose. Voulue comme une goutte de rosée du matin dans un jardin printanier, c'est bien ici à un lilas que nous sommes confrontés. 

Il y a peu de lilas sur le marché et je ne les connais pas tous. Ceux que je connais sont Lillac Path d'Aerin Lauder entre lilas et chèvrefeuille, celui, discontinué d'Yves Rocher, un des lilas les plus réaliste, propre, rafraichissant et vraiment joli sur peau, et celui de Bottega Veneta dans la gamme Parco Palladiano, mon préféré car complexe et riche, entre glycine et lilas, avec un fond résineux de fir-balsam qui se développe au porté.

A Drop of Issey est une proposition légèrement différente : après une envolée réaliste et d'un effet très naturel proche de la fleur de lilas et de la rosée fraîche, ce sont des notes de fleurs blanches et de muguet qui se dévoilent, appuyées par de nouvelles molécules qui permettent de remplacer le lilial et autres composés du muguet qui ont été fortement règlementées. Elle apportent ici des facettes de melon d'eau légèrement aqueuses. Assez vite, l'accord est rattrapé par un effet amande verte, appelé "latte di mandorla", gourmand mais pas envahissant, procurant plus une sensation de sucre glace que de caramel.  

Attention en revanche, si l'équilibre est très joli et très bien composé, il est tellement délicat qu'il ne s'adaptera pas à toutes les carnations. Après tout, ne dit on pas qu'un parfum est beau quand il rencontre la bonne peau pour s'y développer ? Alors, même si cette goutte de printemps est à tester impérativement sur peau pour savoir si elle est faite pour vous, c'est un plaisir de retrouver un si bel accord en parfumerie de masse, et bravo pour cette initiative très cohérente avec la marque. 

Vive le printemps et plus que quelques jours avant la ré-ouverture des parfumeries ! 

Illustrations : Dimitri Sinyavsky et parfums Issey Miyake.

dimanche 9 mai 2021

L12 - 12 Blanc et Rose Eaux de Parfum - Lacoste 2021 : affinage réussi.


On a souvent l'impression qu'une eau de parfum va être meilleure qu'une eau de toilette, qu'elle teindra mieux, qu'elle sera plus riche et plus dense, mais cela n'est pas toujours vrai car certaines eaux de toilette sont parfaites telles que et dans ce cas, l'eau de parfum n'apporte rien. 
Concernant la gamme Lacoste, je n'aimais pas spécialement de l'eau de toilette L12.12 Blanc homme car trop "commerciale" mais je lui trouvais quelque chose d'intéressant à cause de la tubéreuse et des résines. L'eau de toilette L12.12 Rose en revanche me semblait très bien faite avec ces facettes macaron délicieuses. 

Pour ces nouvelles déclinaisons eaux de parfums, allons tout de suite au but : un peu comme le bon vin ou le fromage, on a l'impression que les formules sont arrivées à maturité en passant par un affinage réussi. 
L12.12 Homme EDP se montre plus riche, plus dense, beaucoup moins agressif avec un bel équilibre des agrumes, des notes boisées et des résines, et uns signature "shiso" semblable à la trame que je mentionnais dans Métérore dans le précédent article. Paradoxalement moins puissante que l'eau de toilette, l'eau de parfum se fait plus agréable à vivre, car il évolue vers des notes de cuir sec qui vont bien avec la peau. L12.12 aurait dû être comme cela dès le départ, mais il est dommage qu'il soit moins tenace que l'eau de toilette c'est un vrai paradoxe ! 
La version féminine L12.12 Rose EDP suit exactement la même logique, mais comme l'eau de toilette était déjà pas mal, je dirais qu'ici on voyage directement chez Ladurée, avec un beau macaron gourmand, moins fruité et plus doux que j'aimais déjà pas mal et qui devient ici plus caressant, plus doux, gourmand mais jamais lourd. Il s'accompagne d'un accord floral de muguet givré et de thé fumé du plus bel effet, car je peux vous assurer que le sillage a quelque chose qui interpelle et que personnellement, j'aime beaucoup. 

Notons également le travail sur les flacons, avec un maillage sur la face, inversé par rapport aux eaux de toilette, et une vaporisation optimisée. En bref, ces eaux de parfums sont un affinage réussi et maitrisé des eaux de toilettes éponymes. 

Illustrations : Tim Walker et Lacoste Parfums.