Il m'est impossible de passer ce parfum sous silence tellement il a marqué mon existence. Quand

en 1992 Guerlain commercialise son
Héritage en flacon, il se passe quelque chose ! Tout ce que j'ai pu sentir avant n'existe plus, il n'en reste qu'un et c'est
Héritage. Pourquoi tant d'engouement ? On peut difficilement expliquer ce qui nous parle dans un parfum, mais celui ci évoque des ambiances et des émotions connues : le parfum de mes pairs, des odeurs de lieux fréquentés, des sensations oubliées, d'autres parfums, tout ce que j'ai déjà aimé et beaucoup plus encore ! Tout me plait dans cet
Héritage, j'y trouve sans doute des souvenirs d'enfance, de mes maquettes, du bois ciré des meubles, des parquets, du velours rouge des canapés. Surfant sur le passé entre
Habit Rouge (patchouli-cuir) et
Vétiver (lavande-vétiver), impeccablement signé Guerlain par sa guerlinade (vanille-fêve tonka) bien marquée, il n'oublie pas d'être un classique habillé de poivre, de géranium et de cèdre. La fraicheur apportée par la coriandre me plait beaucoup. Tout cela se fond dans un ensemble sensuel et masculin, qui se marie à merveille avec la laine, le velours, le cuir. Un très beau parfum à

connaitre et à porter surtout quand les feuilles tombent aux couleurs de l'automne. Aujourd'hui, mon quotidien a évolué , je le porte plus rarement mais il reste mon symbole d'une époque. Si mon père portait
Habit Rouge, que j'ai eu ma part d'
Héritage, que restera t-il pour mon fils de ces Guerlain tant aimés ? Une filiation, qui semblait plutôt bien perpétuée par un
Héritage et le temps d'un
Instant homme, mais qui semble plus mal comprise avec
Guerlain Homme. C'est sans doute un peu dommage, n'est ce pas, mais rien n'est perdu, je veux y croire !