samedi 5 juillet 2014

Wasamba - Parfums d'Empire 2009 : que la paix soit avec toi.

Quand il s'agit de traiter l'encens en parfumerie, les pistes qui se présentent à vous sont diverses. Faut il le travailler en solinote, au risque de tomber dans le cliché, et quelle facette de cette résine est il intéressant de mettre en avant : la coté camphré, le coté boisé, les notes chaudes et balsamiques ou le petit coté terreux de la résine ?

Marc Antoine Corticchiato semble avoir voulu en explorer toutes ces facettes, comme s'il avait cousu les autres notes autour de la résine, qui à la base est une note assez puissante et sans compromis. Le résultat est un encens très pur, jamais déséquilibré dans son évolution et juste dans on évolution sur peau. Wasamba est ainsi très camphré au départ, boisé dans son évolution comme si le cèdre chopait l'encens pour mieux s'y accrocher. Un accord qui me fait penser à de la  prune confite cher à son auteur vient faire la pirouette pour s'allier ensuite à des notes moussues, très légèrement terreuse, comme si nous étions à la lisière d'une forêt et comme dans l'Eau Trois de Diptyque, un autre encens. Il se raconte que le ciste labdanum ne serait pas étranger à cet effet.

Ce que j'aime dans Wasamba, c'est justement cet accord fruité, original et qui n'est pas à priori quelques chose auquel on penserait autour d'un encens, mais qui s'avère très cohérent car dans le cyprès et le fir balsam, il y a des facettes fruitées. Très prune confite / narguilé à la pomme en coeur de parfum, cet accord fruité s'avance vers une association de muscs blancs et de cétone framboise qui donne un coté très doux et attachant qui me fait penser à Mûre et Musc et qui s'accroche à la peau tout en "appuyant" l'encens.

Il résulte de tout cela un parfum beau, calme, reposant, fidèle à la peau et qui laissera derrière vous un sillage discret mais présent. Wasamba, un parfum pour se recueillir, pour se retrouver, serein et en paix, un jour de pluie comme aujourd'hui par exemple ! 

 Illustrations : Parfums d'Empire, un encens qui brûle.

jeudi 26 juin 2014

C'est une belle journée...

Il y a des matins comme cela, où vous vous levez le sourire aux lèvres en sachant dans le fond, que votre journée ne sera pas comme les autres. Pourquoi ? Parce que vous aimez les parfums, et qu'elle sera marquée, au fil des heures, par de belles découvertes, des surprises, des rencontres et des avancées. 

Tout commence le matin tôt : vous n'avez pas beaucoup dormi car dans votre tête trainait l'idée de finaliser vos formules au propre afin de les envoyer au laboratoire qui vérifie la conformité IFRA. Une étape importante, avec un espoir qu'il n'y ait pas trop de modifications à faire, et qu'une suite sera possible.

Vous rejoignez ensuite votre amie PoivreBleu qui vous apprend que son premier atelier va voir le jour, ce qui vous met en joie car elle le mérite et sachant son goût, sa passion et sa motivation, vous ne pouvez qu'encourager cela. Toutes les infos sont ici. 

Vous prenez ensuite le chemin d'un grand magasin parisien où une marque que vous connaissez assez peu en fait vous présente une partie de sa collection : et là, vous découvrez que ces parfums vous parlent, et que, bien que certains soient un peu trop dans la lignée de choses que vous connaissez et font écho à Le Mâle, Hypnotic Poison, L'Eau d'Hadrien et Premier Figuier, d'autres au contraire, sont capables de vous transporter au plus profond d'une culture italienne qui vous est chère et familière. Vous devinez alors que la gourmandise, les petits biscuits glacés, le limoncello, l'expresso, l'amaretto, les amandes, les liqueurs aromatiques, le sable, la mer, les herbes de la méditerranée, une balade en sous bois et un bon whisky tourbé dans un fauteuil en cuir, l'odeur d'une église et celle des anges sont des choses qui vous parlent d'un pays que vous adorez. A vos yeux, les plus représentatifs de tout cela, les plus italiens et les plus "Profvmvm" seraient Battito d'Ali, un gourmand liquoreux espiègle et juste, peut être parce qu'en Italie, les anges descendent du ciel plus qu'ailleurs, et Olibanvm, un encens cèdré et cuiré très équilibré, parce qu'ils se posent dans les églises ? Vous oubliez alors les premiers et comprenez que Profvmvm Roma est empreinte de cette culture, de ce goût "vivant" des choses et de la vie, de sens en éveil et de cette lumière si particulière là bas, de l'autre coté des Alpes. Les fondateurs de la marque, une famille unie, s'expriment avec des mots, mais aussi avec les mains pour évoquer des "émozione" vécues. Vous vous dites alors que, même si pour vous, ce n'est pas forcement de la grande parfumerie de prestige, elle est honnête et créative, mais vous retenez aussi que la gourmandise est un fil conducteur qui peut être traité avec goût, originalité et délicatesse, et pas à la truelle comme peuvent le faire certains rouleaux compresseurs. Sorisso, le dernier né, vous donne même le sourire, avec son chocolat amer, ses notes de rhum et de baileys, et son café liquoreux !



Votre chemin continue, et vous changez de destination avec l'intuition que quelque chose de bien vous attend. Vous étiez tombés quelques semaines auparavant sur les photos de jolis flacons de Le Galion que vous connaissiez, mais que vous n'aviez pas encore vu en rayons. Vous vous renseignez, et ils vous apprennent alors que la marque va revivre très bientôt, et sont alors ravis de vous inviter au re-lancement. Et là, c'est une révélation, un choc, une grande émotion, un "wouahou" ! Sortilège, leur chef de fil et parfum emblématique réussit à vous faire traverser un demi siècle d'histoire du parfum en un pshitt, en traçant une ligne directe entre Diorella, Diorama, Diorling, Eau fraîche et Eau Sauvage, Arpège, Femme, N°5, Gold et j'en passe, et Special for Gentlemen achève de vous mettre à genoux quand il se love sur votre avant bras par ses réminiscences d'Eau d'Hermes, de Jicky, de Shalimar mais aussi de fougères ambrées très masculines. 

Richesse des matières et des compositions, fond sublimes, élégance des formules, justesse et équilibre technique, flaconnage simple et cohérent, qualité du verre, du packaging et de la vaporisation, et surtout, sincérité et pétillement du regard de la fille de Paul Vacher le fondateur de la marque en 1930, et des propos de Nicolas, à l'initiative de cette renaissance. Vous applaudissez, vous pleurez en redécouvrant ces parfums (sincèrement pour mon cas en tout cas pour les deux parfums cités), et vous vous dites qu'il y a d'autres voies et d'autre voix possibles que le dhmol + cédramber + vanille ou oud à la louche en parfumerie haut de gamme, enfin !!
Votre journée s'achève chez des amis qui découvrent ce que vous faites et vous vous sentez très émus quand l'un d'entre eux tombe sous le charme d'une de vos créations qui lui va plutôt bien, et que les futurs flacons plaisent, même si un travail sur les étiquettes semble indispensable, et oui ! 

Voilà, vous êtes un peu comblés, vous dormez assez mal, mais un article en sort en ce lendemain matin. Etait-ce un rêve ? Non, une belle journée.

 Illustrations : angels falling from the sky, Profumum Roma, Le Galion.

jeudi 12 juin 2014

Rouge Hermès - Hermès 2000 : nuit magique.

Vous êtes vous déjà posé la question de ce que pourrait bien sentir une nuit magique ? Une nuit, que vous n'oublierez jamais, unique. Pour moi, elle pourrait bien avoir l'odeur de Rouge Hermès !

Une sophistication oubliée, que l'on est plus près de revoir dans les dernières sorties, car c'est comme si elle avait disparu de la tête du grand public et du coup, de l'esprit des marques. Une tenue comme on en voit plus et un sillage d'un chic inimitable. Rouge Hermès, d'abord né sous le nom de Parfum d'Hermès a revu le jour tout de rouge vêtu histoire de retrouver une nouvelle identité plus visible à l'aube du troisième millénaire !

Vu qu'il véhiculait en lui l'identité de la marque à l'origine, ce parfum se devait de porter en lui tous les gènes qui ont fait sa réputation, avec un "je ne sais quoi" de sophistiqué et d'élégant. Ses notes de tête aldéhydées et l'envolée légèrement métallique font écho à Calèche et Amazone. Nous sommes alors dans la soie la plus raffinée de la maison, mais très vite, quelque chose de doux et poudré dévoile avec finesse une trame de rose, d'iris et d'ylang. Le bois, le pli Hermès prend alors une forme olfactive, les fleurs se font discrètes pour laisser le cèdre et le santal dialoguer dans un accord des plus finement travaillé qui ondule. Sur les notes de fond, c'est un cuir retourné de suédine qui est suggéré, doux, caressant, onctueux : styrax, ciste labdanum, baume de tolu, myrrhe et sans doute un peu de vanille charnue dévoilent toute leur suavité.

Rouge Hermès est doux, chaleureux, très confortable et tellement en adéquation avec la marque, dans un parfum singulier, unique et décalé de nos jours. Depuis, Hermès a pris un virage olfactif sous l'impulsion de Jean Claude Ellena, mais il représente tout de même une époque, et un pan du style et de l'histoire de la marque. Il est bon de le redécouvrir, et c'est au détour d'une brocante, dans un joli flacon ovale rouge vendu trois francs six sous qu'il s'est offert à mon nez, il en restait si peu ! Celles qui l'adopteront assumeront complètement ce coté sophistiqué, racé, ultra féminin, mais elles laisseront aussi dans leur sillage poudré si chic les traces de ce que pourrait être une nuit magique ! Merveilleuse ...

Illustrations : event londonien "le petit h" d'Hermès et Rouge Hermès dans son flacon original.


vendredi 6 juin 2014

Rose d'Homme - les Parfums de Rosine 2005 : calme du levant.

Rose d'Homme, disons le tout de suite, fait partie de mes parfums préférés et je le porte régulièrement, surtout pour des diners entre amis ou une sortie dans un bon restaurant. Fidèle compagnon d'une tenue plutôt habillée, casual chic, il me rappelle sans doute aussi un des parfums qui m'a bercé dans mon enfance, je parle là le Miss Dior, le vrai l'authentique, que portait ma grand mère. 

Je retrouve en effet dans Rose d'Homme ce chypré vert si particulier, appuyé de galbanum, de mousse de chêne, de patchouli et d'une pointe d'encens. Ce parfum me semble très compact, tellement les notes défilent en harmonie et sans rupture, avec une certaine constance. Le parfum est complexe, riche, et l'on y devine une tête de bergamote bien charnue évoluant sur des aromates (peut être un peu de thym) et des épices (poivre noir). La lavande et le géranium jouent de concert pour accentuer l'effet "parfum d'homme", élégant et propre, comme toute bonne fougère qui se respecte. Il s'arrondit ensuite dans un accord miellé, constitué sans doute d'un peu de vanille, de baume de tolu, de vétiver, de cèdre, puis très vite vient le cuir, souple mais légèrement tanique. Par certains aspects, il évoque également les encens indiens classiques, que l'on trouve dans les boutiques à thème, ou l'encaustique, voir même la colophane. Bien sûr, la rose, et même peut être une pointe de tubéreuse donnent du liant et la tonalité générale. 

Pour moi, la plus belle évocation de ce parfum est celle d'un temple japonais, construit en bois ciré, entouré de roses ou d'autres fleurs olfactivement proches. Au Japon, j'ai beaucoup senti cette odeur autour des temples et sur les gens. Il parait qu'il se vend bien dans ce pays que l'on imagine sentir le shampoing à peine distinctif. Mélange d'encens et des feuilles de patchouli qui entourent ces temples en abondance, qui sait, peut être est-il imprégné de culture japonaise ?

Rose d'Homme est un samouraï, un homme de caractère mais d'une élégance à toute épreuve, et qui ne se laisse jamais abattre, et aussi calme qu'un lever de soleil sur le mont Fuji. Quoi, vous avez dit petite merveille ? Pensez donc, allez sentir l'extrait, vous m'en dire des nouvelles. Stop, je défaille !

Illustrations : Marc Chapaud - Temple japonais, Les Parfums de Rosine. 

mardi 20 mai 2014

Black XS Potion For Her - Paco Rabanne 2014 : walk like an egyptian !

55 euros pour 80ml avec 20% que l'on peut obtenir facilement. Ce facteur est à retenir avant de parler de Black XS Potion For Her. Pourquoi ? 

Parce que ce parfum a le mérite de replacer le curseur vis à vis de certains parfums de niche, vendus 3 fois ce prix et achetés le plus souvent par snobisme mais face auxquels, au final, il n'a absolument pas à rougir. La toute première impression est assez éloignée du parfum original, avec une sensation qui fait immédiatement très "niche" actuelle. Tout en reprenant la note pâte sablée gourmande de son ainé, Black XS Potion se fait beaucoup moins sucré, pour se développer autour d'un accord rose-oud, cuir et bois, saupoudrés de fruits noirs et croquants pour un effet très mat et sourd. Le parfum se fait ensuite très enveloppant dans une texture presque chyprée de rose, de patchouli et de muscs d'un effet très laineux tout juste ourlé d'un accord assez "prune confite". 

Ce qui surprend, c'est l'équilibre général, car aucune de ces facettes rose fruitée, boisée, gourmande, épicée, cuirée, confite ou oudée ne domine plus que l'autre et le tout reste parfaitement à sa place. Tout juste peut on lui reprocher un peu de "bois qui piquent", mais ils se tiennent sous contrôle, sans surdose au quotidien, et au final, cette potion séduit, envoute, charme, un peu comme une sorte de Portrait of a Lady plus accessible. Il pourrait presque rendre jaloux certains Kilian, et ces bois sont même moins prononcés que dans un Straight to Heaven par exemple ! La façon dont le parfum se love sur la peau, dans une sensation de laine "mohair" et de cuir noir assez souple, son équilibre, son sillage, son caractère affirmé en font pour moi un parfum qui pourrait être une sorte de représentation olfactive du khôl égyptien, épais, sombre, profond mais soulignant le regard et la personnalité.

Aux cotés des blockbusters que sont les Invictus et One Million, on reste assez fidèle aux notes qui marchent, certes, mais Black XS Potion for her propose une alternative intéressante à bien des parfums plus prétentieux et bien plus onéreux. Chez pas con Rabanne, on marche comme un égyptien, sur le coté, une main devant une main derrière, en lorgnant sur ce qui se passe, à tâtons, pour voir si ça fonctionne. Peut être que s'il plait, il intègrera la gamme ? Il serait pour moi le pendant logique de Black XS for Him l'orignal qui se suffit largement à lui même. Et s'il pouvait virer les l'Excès et l'Aphrodisiaque autour de lui, ça ferait du ménage et ce serait bon pour nos narines car s'il ne devait en rester qu'un, ce serait celui là ! Il est, en outre, suffisamment sourd pour être androgyne.

Illustrations : peinture autour du thème du khôl, Paco Rabanne. 

mardi 13 mai 2014

New York - Nicolaï 1989 : lumière d'or sur big apple.

New York, qu'est ce que cela peut bien évoquer ? La grandeur, les skyscrapers, le show, le jazz, Broadway et les comédies musicales, les pubs, la bouffe, le bourbon, mais aussi une formidable skyline et une histoire chargée de tradition irlandaise. 

Oser donner le nom de cette ville mythique à un parfum est un pari risqué, casse-gueule même, car celui-ci se doit d'être à la hauteur des attentes ! Et le moins que l'on puisse en dire, c'est qu'il assure bien son rôle.
New York est un parfum aux multiples visages, qui, chaque fois qu'on le porte, saura causer sur vous de manière différente et exprimer ses multiples facettes comme la ville de New York dévoile ses surprises à chaque coin de rue. Dans sa structure, New York dévoile une envolée dorée par les agrumes et plus particulièrement l'orange amère et la bergamote. Elle se fond ensuite sur une partition de bois cirés et de miel, pour s'alanguir sur un lit de vanille et de baumes. Ce qui surprend, c'est la rigueur avec laquelle tout cela s'articule et surtout, la façon dont cette structure bouge sur peau. Parfois frais, léger et lumineux car les agrumes remontent, New York peut, une heure plus tard dévoiler une facette "chocolat amer" d'un bel effet gourmand ou, quelques instants après, un bois lacté très doux et caressant, une fougère qui rappelle le barbier, les notes fumées d'un feu de bois ou même un accord de miel et d'encaustique envoûtant. 

Parfaitement en adéquation avec son nom et avec les multiples facettes que big-apple peut dévoiler tout au long d'une journée, New York serait pour moi la capture olfactive idéale de ce moment précis où le soleil vient frôler les façades des gratte-ciels pour dévoiler une couleur dorée qui retient notre souffle. Il cache en lui le son d'un saxo, la voix rauque d'un jazzman, le cuir et l'alcool d'un bon pub, et un soupçon de "so british" d'une rare élégance.

Luca Turin disait de lui que c'est un parfum culte, rien que pour sa beauté simple mais chatoyante, il le mérite grandement. 25 ans, et c'est sans doute LE parfum emblématique de la marque, LE Nicolaï à connaitre, et à porter bien sûr !

Illustrations : cocher de soleil sur New York, parfums de Nicolaï.

mardi 6 mai 2014

Lalique Homme Lion - Lalique 1997 : au détour d'un chemin.


Au détour d'un chemin lors d'une balade en brocante ou quand le lèche vitrine devient le passe temps d'un long week-end, l'on est amené à rencontrer des amis, mais aussi, parfois, de belles surprises olfactives que l'on désirait dans un coin, mais qui se présentent assez rarement. Ainsi, pendant ce premier long week-end de Mai, la note virginale d'un Anaïs Anaïs dans son jus, la tubéreuse insolente d'un Fragile sous sa boule, le piquant vivifiant d'une Eau de Patou dans son flacon d'origine, l'encens flamboyant d'un Kyoto et la note rhubarbe d'un inconnu non identifié mais assez joli sont entrés dans ma vie inopinément. Pourtant, c'est sur une redécouverte à coté de laquelle j'étais passé que je m'attarderais aujourd'hui : celle de l'ambre doux de Lalique Homme Lion.

Attiré par le magnifique flacon cristal exposé, je me souviens mal connaitre ce parfum et souhaite le redécouvrir, ce qui fut chose faite. Les toutes premières notes me font penser à la douceur amère de la gentiane, ce que je trouve très original et relativement rare. Curieusement, elle n'est pas revendiquée mais cet effet pourrait être du à l'accord entre le pamplemousse, la mandarine et la lavande. Très vite, les notes anisées du romarin prennent le relais pour se fondre dans un accord de bois clairs, de patchouli et d'ambre cuiré-vanillé doux, caressant et envoutant. La sensation est tactile et magnétique, le parfum captive et fait que je ne peux plus m'empêcher de sentir mon poignet. Il m'évoque un club anglais cossu et confortable dans lequel je serais assis un verre de fabuleux whisky tourbé à la main. 
Comment ce parfum qui me rappelle mes références que sont Méchant Loup en plus ambré, Fahrenheit en moins fleuri, Héritage en moins opulent et Patchouli pour Homme en plus aérien a-t-il pu passer aussi longtemps inaperçu ? Le mystère demeure.

J'en retiens un grand plaisir et l'envie qu'il rejoigne prochainement ma collection déjà nombreuse, et qui sait, pourquoi pas dans un flacon cristal ? Il faudrait être fou, c'est sûr, mais je me ravie encore, de nos jours, de faire de si agréables rencontres, même s'il a fallu du temps.

Et vous, au détour d'un chemin, quelle a été votre dernière surprise ?

Illustrations : speakeasy du Renaissance Hotel à Hollywood et Lalique.