jeudi 8 décembre 2016

Entrevue avec Sylvaine Delacourte : un nouvel élan !

Bonjour Sylvaine, 

Je vous remercie d’avoir accepté cette entrevue afin de parler du lancement récent de votre gamme de parfums.

Comment vous est venue l’idée de lancer votre propre gamme de parfums, qu’est ce qui a guidé ce choix dans un marche aujourd’hui compliqué ? 

Ma famille compte beaucoup d'entrepreneurs, et cela m'a toujours encouragée et stimulée. J'avais depuis longtemps envie de créer ma marque et c'est la rencontre avec un jeune entrepreneur qui m'a permise de sauter le pas.

Nous avons voulu essayer d'amener quelque chose de différent dans un marché où les gens sont en recherche de parfums exclusifs mais aussi d'authenticité et de connaissances sur les produits qu'ils achètent.  
J'ai donc voulu me distinguer par une approche différente avec une collection de cinq fragrances travaillée autour d'une seule matière première qui sont présentées dans des coffrets pensés développement durable en métal réutilisable.
Nous avons aussi créé une expérience découverte sur le site internet qui permet à chaque personne de découvrir l'histoire des matières premières, mes inspirations en vidéo et de partager avec moi ses impressions sur les créations.

Vous avez apporté chez Guerlain de la rondeur, des courbes et de la sensualité dans les créations que vous avez pilotées. Ces mots sont-ils importants pour vous ?

Je vous remercie déjà de m'avoir si bien cernée. Effectivement, je n'aime ni les parfums coup de poing ni les parfums sombres. J'aime les parfums facettés, lumineux, doux, confortables, d'où cette collection de parfums que je qualifierais de pashminas olfactifs.

Vous avez souhaité mettre en avant les muscs blancs, pourquoi ? 


Tout d'abord parce que c'était un vrai challenge car travailler les muscs n'est pas chose facile, bien que tenaces, ils diffusent souvent peu sont quasi tous dans un même style.

J'ai fait une étude de ce qui se faisait sur les parfums dits confidentiels et me suis aperçue que l'ont trouvait peu de parfums musqués.
Je trouvais qu'il y avait un créneau à prendre pour cette première collection et comme j' aime travailler les matières premières de façon contrastée, vous retrouverez un musc végétal mais aussi un musc épicé !

Quelle est la particularité de ces matières, le temps est un allié semble-t-il ? 


Oui j 'ai eu une très belle surprise après la macération et la maturation qui ont donné une ampleur incroyable aux parfums.

Les muscs sont très sensibles sur ce point, ils ont pris de l'épaisseur, du volume et donnent encore plus de diffusion !

Vous êtes vous inspiré de parfums que vous aimiez, auxquels vous auriez voulu rendre hommage ? 


J'ai essayé d'être singulière et de me démarquer des parfums existants ou de ceux que j ai travaillés précédemment. J'étais attendue sur une guerlinade et j'ai donc fait autrement pour cette première collection.
Après, les notes que j'aime personnellement sont l'iris, l'héliotrope et la vanille, des matières que l'on retrouve dans Florentina, le parfum que je porte.

Vous avez fait le choix audacieux de n’être distribuée que sur internet, pourquoi ? Est-ce que cela est amené à changer ? 


Le choix a surtout été fait car cela me tenait à coeur de pouvoir avoir un contact direct avec les amateurs de parfums et de pouvoir, grâce à l'expérience découverte, leur faire découvrir directement mon univers et mes parfums depuis le confort de leur maison.
Nous ne sommes pas bloqués sur le sujet et nous allons étudier le sujet d'une distribution physique exclusive en 2017.

Y en a-t-il un qui vous ait demandé plus d’attention un auquel vous teniez plus que les autres ? Y en a-t-il un qui se détache déjà ? 


Je dirai que Florentina est un peu plus demandé que les autres mais vraiment de très peu.
La collection est très homogène et il n'y a pas un seul parfum qui reste en retrait. Quasi tous nos premiers clients aiment au moins deux voire trois parfums.

Chez Guerlain, vous avez travaillé avec Maurice Roucel entre autre. Pour votre gamme, qui sont les parfumeurs qui ont su traduire vos attentes ? 

J'ai travaillé 4 parfums sur les 5 avec Irène Farmachidi avec qui j'avais déjà travaillé dans le passé. Nous nous entendons à merveille et avons le même feeling sur les créations et le choix des matières premières.

Pour créer un parfum il faut en effet être sur la même longueur d'ondes, sentir et ressentir de la même façon.
J'ai aussi voulu collaborer avec une jeune parfumeur, Anne-Louise Gautier pour la création de Dovana. C'était notre première collaboration et ce fut une belle aventure ! 

Sylvaine, je vous remercie infiniment de m’avoir accordé un peu de votre temps. Je vous souhaite un bel épanouissement et une longue vie à ces beaux parfums. 


Petite parenthèse de Méchant Loup pour conclure : j'aime beaucoup la collection, que je trouve très cohérente et qualitative, mon préféré est Hélicriss, et Florentina rencontre un beau succès lorsqu'une amie le porte, notamment pour son sillage incroyable. Et vous, avez vous fait l'expérience découverte, quel est celui que vous aimez ? 

Site internet : sylvaine-delacourte.com

Illustrations : parfums Sylvaine Delacourte, pashminas en cachemire. 

















mercredi 23 novembre 2016

Soldes d'Hiver, Braderie N°2 : venez en profiter !

Que faire pour occuper un samedi après midi et se faire plaisir ? Soit je reste chez moi à regarder la tv, soit je sors me promener ou faire du shopping, soit je cours au métro Ourcq ds le 19e Arrondissement pour profiter de la grande braderie parfums organisée par Thierry Blondeau ou Méchant Loup ! 

Cette seconde braderie aura lieu le Samedi 10 Décembre 2016, de 15h à 19h, chez moi, par loin du métro Ourcq, Métro Ligne 5, Paris 19e.  

Une soixantaine de parfums de marques de niche ou plus grand public à prix bradés ! Pas de liste disponible car elle serait trop longue mais je vous invite à venir. Quelques parfums ont été ajoutés depuis la dernière braderie.
Une occasion aussi de découvrir Cuir des Sables, Cuir Extrême, Alea Jacta Est, Jessy-'s Rose et Narcisse Emoi dans leur version actuelle et dans leur nouvelle variation 2017 pas encore disponible. Un prix préférentiel sera appliqué ce jour là pour l'achat d'une version actuelle. Quelques flacons de Ma Garrigue, discontinué, seront bradés. Vous pourrez également découvrir Conquérante et Mystique réalisés pour les parfums Berry, et voir mon orgue pour ceux qui auraient envie.

Quelques objets autres tels que livres, vaisselle et objets divers seront également proposés à prix très doux. 

Comment faire ? Pour en profiter, merci de me laisser un message privé sur Facebook ou sur olfactorum@gmail.com afin que je puisse vous envoyer l'adresse et que je puisse estimer le nombre de visiteurs. 

Venez en profiter ! 

samedi 19 novembre 2016

Entrevue avec Christine Nagel à propos de Galop.

Bonjour Christine,

Je vous remercie d’avoir accepté cette entrevue afin de parler de votre arrivée chez Hermes et du lancement de votre premier parfum, Galop d’Hermes.

·         Jean Claude Ellena laisse derrière lui un style, une écriture. Est-ce difficile de prendre le relai ? Comment se sent-on face à un tel héritage ? Quels sont les défis qui s’imposent ?

Entrer chez Hermes est une véritable chance, dont je me réjouis chaque jour depuis que j’y suis. Lorsque l’on m’ouvre les portes de cette grande maison, je découvre les cuirs, l’audace des couleurs, les textures qu’ils développent. C’est presque charnel, et je suis immédiatement séduite par cet univers. Ainsi, j’ai l’impression d’être comme une héritière. Prendre la suite de Jean Claude Ellena, qui a signé avec talent une période, c’est aussi prendre conscience qu’il y a eu d’autres parfumeurs avant lui. Je ne suis donc qu’un maillon de l’histoire d’Hermes. En interne Hermes est audacieuse et innovante, et on me laisse une grand liberté. Je n’ai jamais connu cela avant, je travaille donc plus vite et mieux, car je peux aller où je veux.

·         On dit beaucoup de vos créations les plus emblématiques (For Her, Si par exemple) qu’elles sont remplies de féminité, de sensualité, de générosité et de rondeurs. Etes vous plutôt d’accord avec ces ressentis ? Ces mots vous parlent-ils ?

Bien entendu, je laisse parler mes origines italiennes, mes émotions, mon ressenti. Je suis généreuse, j’aime les gens, les contacts, j’aime l’art et les matières, je vois, je touche, j’entends, je sens les choses. Dans un parfum, j’aime une signature forte, qu’il soit reconnaissable parmi les autres, qu’il ait du panache ! C’est tout cela que je veux partager.

·     Quelle différence y a-t-il entre le travail de parfumeur interne d’une grande maison comme Hermes et le travail à l’intérieur d’une société de création comme celles dans lesquelles vous avez évolué avant ?

   La vraie différence, c’est que Pierre Alexi et Axel Dumas, respectivement directeur artistique et président de la marque, sont conscients que l’histoire d’un parfum part de la création, et non l’inverse. Qui fait cela aujourd’hui ? Hermes est comme un arbre bien enraciné dans le sol, avec un tronc solide, des branches et des feuilles qui se renouvellent. C’est une « maison de la main », où la matière, la qualité, le façonnage sont au cœur des préoccupations et de l’histoire. On ne me demande pas de faire du sucre parce que ça plait ou parce que ça va se vendre (d’ailleurs, si les ficelles d’un succès étaient connues, il n’y aurait pas tant de « loupés »), mais d’être libre, émue,  vraie, et de laisser parler mes envies.
    
·   J’ai le sentiment que Galop n’a pas de sexe, et son positionnement, sa distribution, confidentielle au départ, semble aller dans ce sens. Est-ce volontaire ? N’y a-t-il pas quelque chose qui change actuellement dans le public, plus sensible à la création qu’au « sexe » du parfum ?

Comme je le disais tout à l’heure, chez Hermes, j’ai la chance que l’on parte d’abord de la création pour en faire une belle histoire. Ainsi, bien qu’il ait été imaginé comme féminin, on peut très bien penser que les hommes aiment la facette cuir et les femmes la douceur de la rose, ou tout simplement l’ensemble formé par cette danse toute en nuances. Il me semble que le public se rend compte petit à petit qu’il n’est pas une égérie, un « faux semblant », mais une personne, avec un vécu, une vie, des fragilités. Les codes changent aussi, le monde du parfum s’exprime plus facilement, il s'ouvre et cela fait avancer les choses.

·         Pour Galop, comment avez-vous travaillé l’ADN d’Hermes, y avait-il des codes à respecter qui étaient importants pour vous et si oui, lesquels ?

L’idée de Galop m’est venue lorsque j’ai touché le cuir appelé Cuir Doblis : une merveille de douceur et de sensualité. Fin, doux, soyeux, j’ai trouve ce cuir féminin, léger. J’ai donc eu envie de travailler un cuir, et de l’allier à la rose, fleur emblématique de la parfumerie. J’ai donc imaginé une danse entre le cuir et la rose, et c’est devenu le fil conducteur de la création de ce parfum, jusqu'à son spot publicitaire. Au tout début, j’avais appelé ce parfum Rose Equestre. Puis il fallait qu’il soit aussi un moyen pour une femme ou un homme de s’approprier l’univers Hermes. Le cuir est un lien formidable vers la maison, la rose est une ode à la délicatesse et à l’élégance. Ce parfum devait être un sésame. Son nom définitif est venu lors d’une réunion, et tout le monde est tombé d’accord.  

·         Connaissiez-vous le flacon avant de vous lancer dans la création de Galop ? Que pensez-vous de celui-ci ?


Oui, et j’ai même une anecdote à propos de ce flacon. Nous sommes partis d’un flacon Hermes créé en toute petite série dans les années 30 et offert à une toute petite minorité de clientes à New York pour l’ouverture de la première boutique américaine. Nous en avons retrouvé un, dans un état pitoyable, mais il est devenu le point de départ. Techniquement compliqué, il s’est avéré très cher à produire. Mais, ce qui était un frein au départ est devenu un élan, et les obstacles ont été surmontés. Une seule condition : il n’y aura pas de 100 ml car ce format ne collait pas à l’image de la marque et dégradait la qualité visuelle du flacon. Nous nous sommes tenus à ce pari jusqu'au bout.

·         Il y a eu semble-t-il la période des Hermessences avec Jean Claude Ellena. Y aura-t-il d’autres Hermessences signées par vous ou ce sera quelque chose de différent ?

Je ne vois pas pourquoi il n’y aurait pas de suite. Les Hermessence créées par Jean Claude Ellena constituent une très belle collection. Il y aura des Colognes, des Jardins, des Hermessences et bien d’autres choses, bien sûr !

Christine, je vous remercie infiniment de m’avoir accordé un peu de votre temps. Je vous souhaite un bel épanouissement au sein de cette belle maison qu’est Hermes. 

Illustrations : Hermes


vendredi 28 octobre 2016

Mercedes Benz Cologne - 2016 : le vrai du faux.

Créé en 1981 pour la marque Annick Goutal, L'Eau d'Adrien est une signature qui traverse le temps depuis 35 ans. Cette empreinte est tellement forte qu'elle a inspiré Chanel et Dior pour Allure Homme Sport Cologne et Dior Homme Sport en 2008, devenu Dior Homme Cologne depuis de le Dior Homme Sport a été recalé sur les notes irisées de Dior Homme (vous suivez) ? 

Vous êtes un homme de goût, et vous l'aimez cette signature ! Mais la marque Annick Goutal ne vous parle pas : trop classique, trop "16e"! Chanel et Dior vous lasse, car vous n'en pouvez plus de voir votre femme renter le soir après être allé chercher votre parfum vous dire "mais quelle est exactement la déclinaison que tu veux ? Edition Sport Cologne, Sport, Cologne, qui n'est plus le Sport d'origine ? Ahhhhh, je craque" !!!! Après une cure de Prozac et quelques cheveux perdus, vous l'avez enfin retrouvée, plus sereine, après vous être arrêtés devant la dernière finition de votre voiture au Show Room des Champs Elysées. 

Il faut dire que vous l'aimez, votre petit roadster deux places bleu électrique, qui vous emmène sur la Riviera, cheveux au vent, respirer l'air des pins, de la mer, le soleil sur le visage quand vous avez ouvert le toit. Vous aimez le son de son six cylindres, sa finition intérieur impeccable, sa couleur et sa tenue de route. Votre femme en est folle aussi. Vous êtes heureux. 


Ce fameux jour alors que vous étiez en balade, vous avez vu que Mercedes faisait des parfums, et comme vous êtes curieux, vous y avez mis le nez pour y voir plus clair. Et là, quelle surprise ! Le tout dernier arrivé, Cologne, vous a immédiatement fait pensé à Dior Homme Cologne, après avoir bien compris que ce dernier était votre Dior Homme Sport original. Citron, mandarine, gingembre sur un lit de bois clairs résineux et de muscs propres, tout y est ! Clair limpide, facile à poter et dynamisant, d'une belle évolution sur peau ! Vous êtes conquis. Et votre femme aussi d'ailleurs, en sentant Women, tout de rose vêtu, elle qui porte Alien ! Plus besoin de mettre les pieds chez un distributeur trop répandu ! Ouf ! 

Je ne vais pas chercher à savoir qui copie qui ni pourquoi mais juste resituer le vrai du faux : Annick Goutal a créé cette signature, Chanel et Dior l'on démocratisée (trop peut-être à votre goût), mais Dior l'exploite maintenant pour son compte. Firmenich (qui a créé Dior Homme Sport première version) se la réapproprie pour une marque qui véhicule une exigence de qualité : Mercedes Benz Cologne voit le jour ! 

Et moi, ce parfum, j'aime le porter, car il évolue tout en douceur là ou l'Eau d'Adrien devenait acide sur ma peau ! Et quelle belle couleur non ? 

Illustrations : Mercedes Benz.

vendredi 21 octobre 2016

Vivre la critique et s'expliquer.

En lisant certains avis sur beauté-test concernant mes parfums, certains n'hésitent pas à dire "je n'aime pas les parfums de Thierry, même s'ils sont intellectuellement intéressants". En tant que blogueur, j'ai moi même poussé des coups de gueule et critiquer parfois. Alors, même si elle n'est pas très agréable à lire, je prends la critique avec gratitude car elle a au moins une vertu : elle permet de s'expliquer.

Une chose avant tout : lorsque je travaille un parfum, ma raison d'être est d'éviter un maximum de reproduire des schémas olfactifs établis ou déjà explorés, et je n'ai pas d'autre motivation. Ainsi, je prends des risques, et croyez moi, l'exercice est périlleux. 

Quelques exemples pour illustrer le propos: 


Conquérante est conceptuel, certes. C'est un "exercice de style" sur l'idée bien précise d'une combattante qui part à la guerre au moyen age. Il n'y a eu aucun compromis pour chercher à plaire, mais seulement celui d'être fidèle à la dureté des combats. Pour mieux comprendre comment vous pouvez le porter, car après tout c'est aussi un parfum, je vous invite à regarder les films de guerre au moyen age. Gladiateur ou guerrière, qui sait qui vous serez, mais c'est à ce prix qu'il s'appréhende. 


Cuir Extrême est "extrême" et sans compromis, ça c'est sûr. Mais qui ose aujourd'hui faire une note fumée très affirmée en évitant qu'elle soit trop lourde ? C'est le plus chamanique de mes parfums, et celui qui plait le plus. 

Aléa Jacta Est n'est pas "facile", c'est le moins que l'on puisse dire. Mais qui peut, dans la parfumerie actuelle, hormis Serge Lutens et Tubéreuse Criminelle, revendiquer une fleur vénéneuse, dangereuse et narcotique qui n'en ait pas que le nom ?  

Par contre, je ne vois aucun avis ni partage sur Mystique : étrange et mystérieux, cela m'intrigue, il doit être trop timide ?

En tant que parfumeur autodidacte et indépendant, j'ai conscience du fait que les premiers exemplaires de mes parfums n'étaient pas parfaits techniquement, mais je me suis lancé, au moins, et avec le temps j'évolue, je progresse, et finalement, je trouve les clés, les solutions techniques tout seul. Ce qui me semblait impossible au départ se débloque, j'y arrive. Ainsi, j'espère vous faire partager de belles surprises à l'avenir, car, malgré les partis pris olfactifs, développer une sensation plus tactile, un sillage plus enveloppant, une texture plus "parfum" m'a toujours accompagné. Ces évolutions tout en nuances font partie de la vie de mes parfums (et pas que des miens), et je vous invite donc à les suivre régulièrement.  

Rome ne s'est pas construite en un jour, alors je continue, et ceux qui apprécient comprendront certainement, enfin, j'espère  !!! On avance, b-testeuses, b-testeurs, on en reparle bientôt, mais surtout, ne restez pas sur ce que vous avez senti il y a plus d'un an, continuez à mettre vos nez dedans, ils sont faits pour ça ! Je vous dis à très bientôt. 

Illustrations : Charlie Brown : "je pense que j'ai peur d'être heureux, car quand je sens le bonheur, il se passe toujours quelque chose de mal". Maison de parfums Berry, Thierry Blondeau parfums. 

jeudi 20 octobre 2016

Grande Braderie Parfums le Samedi 29 Octobre 2016.

Que faire pour occuper un samedi après midi et se faire plaisir ? Soit je reste chez moi à regarder la tv, soit je sors me promener ou faire du shopping, soit je cours au métro Ourcq ds le 19e Arrondissement pour profiter de la grande braderie parfums organisée par Thierry Blondeau ou Méchant Loup ! 

Cette braderie aura lieu le Samedi 29 Octobre 2016, de 15h à 20h, chez moi, par loin du métro Ourcq, Métro Ligne 5, Paris 19e.  

Une soixantaine de parfums de marques de niche ou plus grand public à prix bradés ! Pas de liste disponible car elle serait trop longue mais je vous invite à venir. 

Une occasion aussi de découvrir Cuir des Sables, Cuir Extrême, Alea Jacta Est, Jessy-'s Rose et Narcisse Emoi dans leur version actuelle. Un prix préférentiel sera appliqué ce jour là. Quelques flacons de Ma Garrigue, discontinué, seront bradés. Vous pourrez également découvrir Conquérante et Mystique réalisés pour les parfums Berry, et voir mon orgue pour ceux qui auraient envie.

Quelques objets autres tels que livres, vaisselle et objets divers seront également proposés à prix très doux. 

Comment faire ? Pour en profiter, merci de me laisser un message privé sur Facebook ou sur olfactorum@gmail.com afin que je puisse vous envoyer l'adresse et que je puisse estimer le nombre de visiteurs. 

Venez en profiter ! 


vendredi 14 octobre 2016

Premiers voyages de Cuir des Sables.

Septembre 2016, alors qu'il n'est pas encre arrivé en boutique, Cuir des Sables voit déjà du pays. Pour remercier Alan, il part à Saint Malo, où je le retrouve par surprise au beau milieu du sable de Bretagne. Puis, en Septembre, il me suit sur le chemin des vacances, dans une région que je connaissais à peine. Sur les hauteurs de Cannes, avec une vue dégagée sur la mer au loin, il pose ses notes d'herbes sèches amandées, de sable chaud, de cuir et de safran, et part à la découverte de la Côte d'Azur. 

Après avoir découvert Cannes et sa croisette, petit détour sur son lieu de naissance, sur les hauteurs de Grasse, où il fait une halte chez Art et Parfum. Dans un environnement magnifique, il m'accompagne quand je découvre avec lui où et comment sont fabriqués les concentrés de mes parfums. C'est ici qu'est pesée la formule que j'ai imaginée dans ma tête. Sur le seuil du portail très discret figurent ces mots : " je ferais fleurir les pierres et chanter les oiseaux". Reconnaissance suprême que d'être ici, sur la terre d'un de nos plus grand maître à nous, créateurs de parfum, monsieur Edmond Roudnitska. Je découvre alors le pare-terre de muguet qui inspira Diorissimo, le panorama qui donna naissance à Femme, les herbes du jardin, les citronniers, les bigaradiers, les jasmins, les lavandes, dont les notes me font connecter à des parfums comme Fleur de Citronnier de Lutens, Jasmin Noir de Bulgari, Brin de Reglisse d'Hermes. Terre d'inspiration, jardin aux mille senteurs, quelle merveille d'être là, et d'imaginer que Jean Claude Ellena, Jacques Cavalier, Thierry Wasser entre autre sont tous passés par ici ! 


Le lendemain de cette sorte de pèlerinage, Cuir des Sable découvre Nice, et sa nouvelle coulée verte. Pour se rafraîchir, il prend la pose sous les brumisateurs, au milieu des gouttes d'eau, joli cadre non ? Il entame ensuite un périple sur la promenade des anglais, où le mot azur prend tout son sens en regardant la couleur de la mer. Un tour dans le vieux Nice, où il tente de se faire connaitre des parfumeries locales, puis il m'accompagne lorsque l'on se pose pour prendre un verre avec des amis. 



Déjà jeudi, il ne reste plus beaucoup de temps, mais Cuir des Sables ne pouvait pas passer à coté de Saint Tropez. Là, il se la joue un peu star, sur les tables rouges de la terrasse de Sénequier, institution locale où il faut absolument goûter LA tropézienne, hors de prix, mais excellente heureusement me direz vous ! 


Deux jours plus tard, retour vers Paris, en passant par Aix et Avignon. Reposé, il est maintenant prêt, et se retrouve sur les rayons de Jovoy, fin Septembre, enfin !

Je sais que quelques-uns d'entre vous le connaissent déjà. Ainsi, n'hésitez pas à le décrire dans vos commentaires ici ou sur Facebook, à donner votre avis, votre ressenti. Qui sait, peut-être qu'il entendra ? 

Illustrations : vue depuis de jardin de Edmond Roudnitska, chez Art et Parfum sur les hauteurs de Grasse. Photo de Alan Malgorn pour Cuir des Sables sur une plage à Saint Malo. Photo perso pour Cuir des Sables dans les brumes de Nice, et sur les tables rouges de Sénequier.